Frédéric Martel, bijoutier : la passion du bijou chevillée aux mains

Frédéric Martel, bijoutier à la tête de D'Ores et Déjà

Frédéric Martel, bijoutier à la tête de D'Ores et Déjà (attente photo)

Frédéric Martel, bijoutier : la passion du bijou chevillée aux mains

À 8 ans, Frédéric Martel savait déjà qu’il serait bijoutier. Des décennies plus tard, la passion est intacte. À la tête de D’Ores et Déjà à Cabestany , installé dans la galerie marchande d’Intermarché Cabestany, il continue de créer, réparer et transformer les bijoux, avec le même plaisir pour le travail d’atelier et le geste artisanal.

Originaire de Bourgogne, Frédéric Martel découvre l’univers de la bijouterie alors qu’il n’a que 8 ans. Lors d’une visite chez un ami de son père, lui-même bijoutier, il tombe en admiration devant une bague en or sertie de saphirs et de diamants. Mais plus encore que le bijou, ce sont les mains qui l’ont fabriqué qui le fascinent. «Je me souviens avoir posé la question : “C’est toi qui as fait ça ?” J’étais en extase devant l’objet. Je me suis dit : moi, je veux faire ça. Je suis allé au bout de mon rêve ».

Pourtant, son parcours scolaire l’éloigne temporairement de cette première vocation. Après la troisième, il passe un CAP comptabilité, puis un bac professionnel vente. Mais l’envie de travailler de ses mains ne disparaît jamais. À 24 ans, un ami bijoutier lui permet enfin de renouer avec son rêve. Il trouve une école à Saumur et intègre une formation en bijouterie-joaillerie. Une année lui suffit pour obtenir son CAP bijouterie, là où le cursus en prévoyait trois, il passe les deux années suivantes en joaillerie puis en sertissage.

Apprendre le métier auprès des meilleurs

Pour perfectionner sa technique, Frédéric Martel multiplie ensuite les expériences en atelier. À Dinard, il retrouve l’ami de ses parents, devenu son maître d’apprentissage. Pendant trois ans, il apprend les fondamentaux du métier et se familiarise avec chaque étape de la fabrication. «J’ai appris à fabriquer une chaîne, à réaliser à la main les chatons qui maintiennent une pierre, à façonner des griffes ou encore à fabriquer une bague de A à Z.» Son maître d’apprentissage lui transmet également ses anciens carnets de cours de l’école Boulle, datant des années 1960. Un véritable trésor pour le jeune artisan. «On a repris tous les cours. J’ai énormément appris grâce à lui

Chez un joaillier à Dijon, il découvre ensuite le travail de la cire, une technique qui ouvre encore davantage le champ des possibles en matière de création.

Une nouvelle vie dans les Pyrénées-Orientales

Son arrivée dans les Pyrénées-Orientales relève presque du hasard. Son père repère dans le journal une annonce pour un poste de vendeur de montres au Perthus. Frédéric Martel y reste seulement quatre mois avant de poursuivre son chemin.

En 2003, il pose définitivement ses valises dans le département, à Sainte-Marie, à quelques pas de la mer. «Je me suis dit que je ne pouvais vivre que de belles choses dans un si bel environnement

Quelques années plus tard, il reprend un atelier ancestral au centre-ville de Perpignan, et travaille alors pour 13 bijoutiers. Il s’installe ensuite au pied de la cathédrale Saint-Jean avec un associé, avant de choisir de poursuivre seul son aventure.« Toute la semaine, je travaillais pour répondre aux commandes de la sous-traitance et je n’avais que le samedi pour me consacrer à la création, qui est ma passion. Je passais beaucoup de temps dans mon atelier ».

« Ce qui m’intéresse, c’est la fabrication »

En 2008, il quitte finalement le centre-ville de Perpignan et ouvre la bijouterie D’ores et Déjà , dans la galerie marchande d’Intermarché Cabestany. Un lieu où il peut continuer à exercer toutes les facettes de son métier : réparer, polir, ajuster, transformer, fabriquer… et créer au sein de son atelier.

Pour Frédéric Martel, le plaisir se trouve avant tout dans le geste et dans la précision du travail bien fait. «Quand j’ai terminé une réparation, que tout est poli, passé à l’ultrason, que c’est propre, net et précis, et que le client repart satisfait, je suis content de le voir repartir avec le sourire !». Plus de quarante-sept ans après avoir découvert cette bague qui l’avait émerveillé enfant, Frédéric Martel n’a rien perdu de son enthousiasme. Les bijoux, les matières, les techniques et surtout le travail des mains continuent de nourrir une passion née à 8 ans, enrichie d’une solide expérience et d’un savoir-faire !